Gilles Retière, ancien Maire de Rezé - Décembre 2013

mardi 10 décembre 2013

Cette rencontre s’est déroulée en présence du maire Gilles Retière et de Christine Coutant, première adjointe en charge de l’Éducation. La Direction Générale des Services est aussi représentée. Une dizaine de représentants du collectif questionnent les élus sur la situation de l’école.

COLLECTIF : Notre collectif est constitué des parents élus + habitants MR et périmètre + AHMR + Conseil Syndical + Fédération Européenne des Unités d’Habitation + Fondation Le Corbusier qui suit de très près (Martine Vittu).

COLLECTIF
 : Vous connaissez le dossier, vous nous avez rencontrées l’année dernière. Avez-vous eu d’autres contacts avec la DASEN ? Des informations ?

RETIÈRE : Je n’ai eu aucune information ni par écrit tel fax, ni de la DASEN, ni de l’IEN.

C. COUTANT : Pas de formalisation écrite de la part de l’académie.

RETIÈRE
 : Je considère qu’il n’y a pas de problème. Vous avez les effectifs qu’il faut.

DIRECTION DES SERVICES
 : En 2013, on est à 39/40

COLLECTIF
 : 37

DIRECTION DES SERVICES : C’est comme ça depuis 10 ans. La question des effectifs n’est pas un problème depuis 10 ans.

COLLECTIF
 : Oui mais il y a eu une décision de fermeture à suivre. Et l’inspection académique menace de fermeture.

DIRECTION DES SERVICES : Je parle des effectifs, il y a peut-être un problème, mais il est ailleurs. Depuis 10 ans, les effectifs sont constants. On est plutôt sur une courbe haute depuis 4 ans. Il n’y a pas de problème dans les effectifs, il est ailleurs.

RETIÈRE : On a eu une année à 30. On a maintenu. Le problème ne se pose pas.

COLLECTIF
 : Nous observons qu’il y a eu une décision de fermeture à suivre, que si effectivement les effectifs sont constants, il y a une gestion des effectifs dans les écoles qui est plus attachée aux chiffres des effectifs. Il y a une volonté de l’éducation nationale de fermer cette école. Nous avons l’angoisse de savoir si nos enfants pourront retourner dans cette école l’année prochaine.

RETIÈRE : Dire que c’est de la responsabilité de la municipalité, non.

COLLECTIF  : Et pourquoi pas en parler à la direction académique ?

RETIÈRE  : Oui, je l’ai écrit à l’académie. Pour moi c’est ferme, non discutable, l’école doit rester ouverte. Même la transformation de ce lieu en accueil pour les tout petits est hors de question.

C. COUTANT
 : L’idée de transformer cet espace en accueil pour tout petits, c’est une proposition qui a été faite par l’inspection. La direction de l’école est pour visiblement.

COLLECTIF : Tous les ans, ou une année sur 2, une mobilisation des parents est nécessaire pour laisser l’école ouverte. Nous voudrions qu’il n’y ait plus à se mobiliser. La mairie peut aider. 1) Elargir le périmètre scolaire. 2) Ecrire noir sur blanc que les Bourderies seront dans le périmètre scolaire. 3) Organiser le lissage des effectifs à l’échelle de la ville, pour équilibrer les effectifs dans toutes les écoles de la ville. 4) Considérer que Le Corbusier est prioritaire, et que toutes les dérogations doivent être acceptées.

DIRECTION DES SERVICES : Pour le maintien des 2 classes, d’après les textes, il faut 66 élèves.

COLLECTIF
 : Maximum. C’est juste un maximum.

DIRECTION DES SERVICES
 : Non.

COLLECTIF
 : Si. En moyenne, on peut avoir moins de 66 élèves et garder une école ouverte. C’est pour ouvrir une nouvelle classe qu’il faut dépasser le seuil des 66 élèves.

DIRECTION DES SERVICES : Il y a des années où vous étiez 36, 40. L’éducation nationale aurait pu, déjà à cette époque, brandir la fermeture. Elle aurait pu le faire depuis très longtemps, depuis toujours. Le Corbusier est loin du cadre imposé par l’inspection académique, et depuis longtemps.

COLLECTIF  : Nous nous fixons l’objectif de dépasser le seuil de 32 élèves. Passé ce seuil, il y a 2 classes, donc l’école reste ouverte. C’est notre objectif.

RETIÈRE : Le système des dérogations fonctionne. Quand une famille le demande, elle est accueillie.

COLLECTIF : Non. Nous avons eu deux refus depuis la rentrée 2013. En particulier, le cas de Manon Dupas. Elle a motivé sa lettre de demande en mentionnant la surcharge de Port-Au-Blé. Sa demande a été refusée.

C. COUTANT : On a mis des critères. On a des commissions de dérogation sur toute la ville. Nous traitons les demandes selon des critères qui correspondent à la situation de la ville entière.

COLLECTIF : il y a une famille qui a été refusée parce qu’elle voulait mettre son enfant un an seulement, et retourner ensuite à Port-Au-Blé.

C. COUTANT : Nous gérons sur toute la ville. Certaines choses ne sont pas acceptables.

COLLECTIF : Et la question du sureffectif dans une école ? Quand Port au blé est surchargée ?

C. COUTANT : Je vais ressortir le dossier.

DIRECTION DES SERVICES : Les services instruisent les dossiers techniquement. Il y a des propositions de reformulation qui sont données (lorsqu’une lettre n’est pas bien argumentée, nous pouvons proposer de reformuler la demande). Il y a des contraintes techniques. Mais nous sommes d’accord pour proposer à toutes les familles qui veulent partir de leur école surchargée, la possibilité d’entrer au Corbusier.

COLLECTIF
 : Un journaliste est venu interroger des parents, un article a été écrit qui devait sortir dans Rezé mensuel ce mois-ci. Mais rien.

C. COUTANT
 : il sortira en janvier sans doute. Il n’y a pas de censure. Nous travaillons sur plusieurs numéros à la fois.

RETIÈRE : Les dérogations doivent être formulées (argumentées) de manière juste.

RETIÈRE : Les inscriptions pour Corbu devraient se faire en mairie.

C. COUTANT : Pour l’année 2015, les inscriptions se feront à la municipalité.

COLLECTIF : 2015, c’est très bien. C’est la date prévue pour l’ouverture des Bourderies.

DIRECTION DES SERVICES
 : La carte scolaire doit être reprise de toute façon. C’est plausible qu’elle soit revue avec le prochain maire. Mais je ne peux pas m’engager avant que les élections aient eu lieu.

COLLECTIF
 : Il y a le périmètre qui est de l’autre côté de la voie ferrée. Les familles de là-bas sont aussi éloignées de Château Nord que nous.

RETIÈRE
 : Nous n’aimons pas l’idée d’enlever des parents des zones pavillonnaires à l’école de Château Nord. Nous avons un problème de mixité sur Château Nord. Nous faisons tout pour conserver une mixité sociale sur Château Nord.

COLLECTIF
 : Nous avons rencontré les gens de l’école de travailleurs sociaux qui va ouvrir pour leur dire qu’ils pourront inscrire leurs enfants au Corbusier.

RETIÈRE
 : Ça c’est d’accord.

DIRECTION DES SERVICES
 : Ce qui s’est passé à Port Au Blé l’année dernière est intéressant pour comprendre nos contraintes : dans un 1er temps, une ouverture de classe à suivre est formulée. 2nd temps : l’ouverture est quasi certaine. 3 Finalement, pas d’ouverture. C’est compliqué. Il faut le concevoir sur la totalité du territoire.

COLLECTIF
 : L’inspection académique est en attente de votre parole, vos informations au sujet des écoles de la ville.

DIRECTION DES SERVICES
 : Ils le savent. Ils sont au courant de tout.

COLLECTIF : Ils vous poussent ?

DIRECTION DES SERVICES
 : Il y a un changement de politique.

COLLECTIF  : Est-ce qu’on pourrait dès la rentrée à venir (2014) organiser une centralisation des inscriptions à la mairie ?

DIRECTION DES SERVICES : On va regarder.

COLLECTIF  : Vous dites qu’il n’y a pas de problème. Nous sommes 10 autour de la table, 25 à chaque réunion du collectif des parents d’élèves. Mais ce que vous nous dites n’est pas de nature à soulager notre angoisse.

RETIÈRE  : Peut-être qu’il n’y a plus assez de ménage avec enfant au Corbusier.

COLLECTIF  : Comment vous allez penser à l’inscription des enfants de 2 ans ? 8 Pré petits jusqu’ici au Corbu. Aujourd’hui 1 seul.

C. COUTANT
 : L’éducation nationale ne compte qu’un pré-petit par classe, même s’il y en a plus.

DIRECTION DES SERVICES : Position de la ville : l’inscription des enfants de 2 ans est importante, nous la soutenons. Jusqu’ici, les pré-petits étaient comptabilisés. Depuis 5 ans, des ratios ont été introduits qui baissent le chiffre des pré-petits comptabilisés par classe. Si l’Éducation Nationale ne révise pas la comptabilisation, ça ne changera pas. Comme il n’y a pas d’ouverture de classe supplémentaire quand des pré-petits arrivent dans une école (puisqu’ils ne sont pas comptabilisés), un effet pervers apparaît : les pré-petits surchargent les effectifs, et ne permettent pas d’ouvrir une classe. Finalement, les enseignants refusent les pré-petits pour ne pas surcharger leur classe. Il faut modifier cette comptabilisation mais on n’a pas d’éléments concrets là-dessus.

COLLECTIF  : Oui mais inscrire des pré-petits, c’est investir pour l’avenir, quand des pré-petits arrivent, ils solidifient les effectifs pour plusieurs années.

RETIÈRE  : Pour moi ce qui est important : pour améliorer les conditions d’accueil des pré-petits. 1) Il faut un accueil différencié, plus valorisant, sur les quartiers ou les ménages sont en difficulté, d’origine étrangère. Dans ces quartiers il faut faire des efforts. Château Nord, Bourg, Corbu, éventuellement Ragon. On donnerait quelques moyens supplémentaires pour cette raison-là. 2) C’est pas facile, l’ascenseur, et le vent, quand on inscrit son enfant au Corbu.

COLLECTIF  : Ecole du Bourg. Il faut envisager que consolider Corbu, c’est consolider Plancher. Quand des dérogations sont autorisées, les enfants se retrouvent à Plancher.

COLLECTIF  : Château Nord est une école à aider. Beaucoup d’enfants qui ne parlent pas français en première langue. Et pourtant ils sont en sureffectif.

DIRECTION DES SERVICES : Pour l’expliquer, il faut comprendre qu’il y a un travail qui prend sa source avec les structures petite enfance du quartier. Tout un travail d’accompagnement pour préparer ces enfants au passage à l’école. Toutes les familles qui ont fréquenté les structures du quartier, avec ce travail mis en place, ces familles ont envie de rester à l’école maternelle de leur quartier.

COLLECTIF  : Et c’est compréhensible. C’est le lien social...

DIRECTION DES SERVICES
 : Oui.

COLLECTIF  : Oui mais il nous suffit d’une famille. Nous avons besoin de très peu d’élèves supplémentaires pour maintenir l’école ouverte.

COLLECTIF  : Peut-être faut-il se demander comment ces structures du quartier Château Nord pourraient intégrer l’école du Corbu dans leur travail.

DIRECTION DES SERVICES : Oui, c’est déjà le cas avec les visites qui sont organisées. Mais on ne peut pas obliger des familles à venir au Corbu.

COLLECTIF  : Pour résoudre la difficulté des ascenseurs du Corbu, il suffirait que la personne qui accueille les enfants en périscolaire accueille les enfants des autres parents aussi, selon un rendez-vous quotidien dans le hall, et les fassent monter.

DIRECTION DES SERVICES
 : Oui, à condition que ces enfants soient inscrits au périscolaire.

COLLECTIF  : on pourrait faire une exception pour les inscrire au périscolaire et que ce soit gratuit ? Puisque c’est une prise en charge de quelques minutes.

RETIÈRE  : Oui, compte tenu de la spécificité de l’école, ça pourrait marcher.

DIRECTION DES SERVICES : On va voir.

COLLECTIF  : On a aussi parlé d’un pédibus pour les grands frères. Les petits vont avec leurs parents au Corbu. Le pédibus accompagne les autres enfants à Plancher.

C. COUTANT
 : J’aime bien votre idée du pédibus. Il faut l’organiser entre vous.

DIRECTION DES SERVICES : Nous avons envoyé un courrier avec copie à l’IEN pour rendre compte de la situation.

RETIÈRE  : Comment ça se passe à la MR de Marseille ?

COLLECTIF  : 43 élèves, des menaces de fermeture en cours. Ils sont très attentifs à ce qui se passe à Rezé.

RETIÈRE  : A Firminy, c’est fini.

COLLECTIF  : C’est fini, il n’y a plus d’école.

C. COUTANT : Pour moi les logements des Bourderies dépendront du Corbu y’a pas de soucis.

COLLECTIF : Merci d’en parler à l’académie.

COLLECTIF  : Et pour centraliser les inscriptions ?

DIRECTION DES SERVICES
 : Je vais regarder ça avant les fêtes. Je n’ai pas d’échéancier de déploiement technique de cette solution. Il faut attendre. Je ne peut pas m’engager avant d’avoir l’autorisation de déployer cette solution.

COLLECTIF  : Mais pour 2015 ce sera bon ?

DIRECTION DES SERVICES
 : C’est ce qui est prévu. Mme Le Tiec sera votre interlocutrice au quotidien. Elle est en lien avec toutes les écoles et les services de la mairie.

C. COUTANT : Nous serons très attentifs aux demandes de dérogations.

COLLECTIF  : Vous disiez cela l’année dernière.

COLLECTIF  : Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas de présence de la mairie au conseil d’école du Corbu alors que celle-ci est menacée ?

C. COUTANT
 : En début d’année, j’y suis allée. Si le prochain est avant le 25 mars, je pourrai y aller. J’irai. Il faut nous transmettre la date du prochain conseil. Parfois les enseignants tardent à nous transmettre la date prévue.

Agir pour le maintien de l’école Le Corbusier

Bienvenue sur le site du collectif de défense de l’Ecole maternelle Le Corbusier de la Maison Radieuse (Rezé, Loire Atlantique).
Des habitants du Corbu et des quartiers alentours, parents d’élèves de l’école, l’Association des Habitants de la Maison Radieuse, la Fédération Européenne des Associations d’Habitants des Unités d’Habitation Le Corbusier et des personnes sensibles au maintien d’un service public de qualité, constituent ce collectif.
Notre objectif est de maintenir ouverte une école menacée de fermeture depuis 2012.
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Notes

[1Les photos du site sont publiées avec l’aimable autorisation de la Fondation Le Corbusier - © Tous documents photographiques FLC/ADAG Paris 2014